Parcours d’une Église synodale
Mgr Gilles Côté, s.m.m., chez les Papous

 

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Histoire de mon engagement

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Histoire de mon engagement - Papouasie Nouvelle-Guinée

 

La Papouasie Nouvelle-Guinée (PNG) est une région fascinante et unique du Pacifique Sud, avec tant de langues et de cultures. C’est un groupe d’îles situées dans la latitude 0-10, la longitude 135-150, un territoire bordé par l’Indonésie à l’ouest et l’Australie au sud.

La province de l'Ouest, située à l'extrême ouest du pays et au sud de la chaîne de montagnes séparant la côte nord de la côte sud, est la partie la plus vaste, mais la moins développée du pays. La province couvre une superficie de 99 600 kilomètres carrés.

Les prairies plates et les marécages qui s'étendent sur 300 kilomètres de Kiunga au sud jusqu'à la côte se trouvent à moins de 30 mètres au-dessus du niveau de la mer. La province de l'Ouest est divisée en trois régions : North Fly, Middle Fly et South Fly, par rapport à la puissante rivière Fly, qui mesure 1 100 km de long. La région de North Fly couvre la plaine des basses terres, au sud de Kiunga jusqu'aux monts Star au nord (plus de 10 000 pieds d'altitude). La région de Middle Fly couvre les milieux humides et les zones principalement marécageuses de Balimo, Bamu, Lake Murray et Nomad. La région de South Fly couvre les zones plates de Morehead et de Daru, avec ses nombreuses petites îles dans l'estuaire de la rivière Fly, qui mesure 100 km de large. Il n’y a pas de ponts permettant de traverser le fleuve Fly et les plus grosses rivières.

Notre diocèse couvre toute l’étendue de la Province de l’Ouest. Vous pouvez imaginer le gros casse-tête des premiers missionnaires, cherchant à trouver des moyens afin de rejoindre les gens. Il fallait choisir un endroit dans le territoire d’une tribu et après consensus, y construire une piste d’atterrissage. On a construit 14 pistes d’atterrissages au cours des années. Il fallait constamment voir à la maintenance de l’avion et aussi à l’entretien des pistes d’atterrissages, ce qui n’était pas toujours facile.

Je dois aussi mentionner avec fierté que les missionnaires ont toujours montré énormément de courage et d’audace en visitant les gens dans leurs petits villages, et cela demandait pour certains de passer des heures et des heures à marcher dans la forêt tropicale ou les montagnes, et pour d’autres, de le faire dans des canots, se servant de rames ou de moteur hors bords. Et cela sous un climat très chaud et humide, au soleil ou sous la pluie.