Parcours d’une Église synodale | ||||
Une expérience d'Église de participation et de communion chez les Papous |
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Histoire de mon engagement - Le missionnaire | |||
Je suis né le 24 novembre 1945 dans la maison familiale, à Forbes (Ottawa) et fut baptisé le lendemain à la paroisse Notre-Dame de Lourdes à Eastview, Vanier, (Ottawa). Mes parents, Alda Noël et Léo Côté étaient et ont toujours été de bons parents et de bons croyants, très fidèles à la messe du dimanche et également impliqués dans des groupes spirituels de la paroisse, comme les Dames de sainte- Anne et la Ligue du Sacré-Cœur. Mon père a aidé à compter la quête durant plusieurs années et aidait tous les mardis au bingo de la paroisse. Ma mère, après avoir élevé ses huit enfants, a assisté comme cuisinière au camp de l’Amitié des enfants durant quelques étés. J’ai eu un premier appel à devenir missionnaire durant ma quatrième année au primaire. Un jour, quand je suis revenu de l’école dans l’après-midi, nous avions un visiteur à la maison, un prêtre montfortain du nom de Amédé Cormier. Mon père avait fait deux années d’études secondaires avec lui au petit séminaire des Pères montfortains à Papineauville. Le père Cormier était alors missionnaire au Malawi. Durant la soirée, il nous a montré un film sur son travail missionnaire. C’est à ce moment que j’ai senti dans mon cœur le désir de devenir missionnaire comme lui et que j’irais le rejoindre au Malawi. Ce désir a toujours continué à grandir chez moi et je le partageais de temps en temps avec mes parents. Durant mes huit années de primaire, j’ai eu une Fille de la Sagesse comme institutrice durant quatre de ces années, et elles m’ont encouragé dans mon désir de devenir missionnaire. Durant ces années, un autre montfortain qui était responsable des vocations, nous a visité à la maison à quelques reprises. En septième année de mon primaire j’ai mentionné à mes parents que je désirais devenir montfortain et aller en mission au Malawi. Mes parents ont bien accueilli mon désir et ont pris contact avec les Montfortains afin de m’enregistrer pour faire mes études secondaires l’année suivante à leur petit séminaire situé à Papineauville. Comme mes parents n’avaient pas les moyens financiers pour payer mes études, ils ont demandé à un grand oncle de leur aider, ce qu’il a fait avec générosité durant toutes mes années d’études à Papineauville. J’étais bien content et quand je passais mes vacances à la maison, j’allais couper le gazon chez mon grand-oncle. Il est malheureusement décédé avant que je sois ordonné prêtre. L’année où je suis entré au séminaire à Papineauville, les Pères Montfortains ont retiré leurs deux missionnaires travaillant au Malawi, dans le but de les envoyer à une mission offerte par le Pape aux Montfortains canadiens, soit dans la province de l’ouest de la Papouasie Nouvelle Guinée. À ce moment-là il n’y avait pas encore de Province en Papouasie Nouvelle Guinée et ce qui est maintenant la Province de l’ouest était appelée le Western District. J’avais toujours le désir d’être missionnaire, cependant à partir de ce moment, je voulais devenir prêtre afin de travailler comme missionnaire chez les Papous. J’avais adopté un prêtre montfortain travaillant déjà là-bas et je communiquais avec lui de temps en temps. Après mes cinq années d’études au petit séminaire de Papineauville je fus accepté pour faire mon noviciat en vue de devenir montfortain. À la fin de l’année au noviciat, à Nicolet, j’ai fait mes premiers vœux comme religieux montfortain le 15 août 1965. J’ai complété mes deux années de philosophie à Papineauville et ensuite je suis allé à notre scolasticat à Vanier et j’ai complété mes quatre années de théologie à l’Université Saint Paul à Ottawa. Comme je voulais toujours devenir missionnaire, j’ai choisi la section concentration missionnaire pour ma quatrième année de théologie. Durant cette année il y avait des missionnaires d’expérience qui suivaient le même cours, ce qui fut très enrichissant pour moi. J’ai été ordonné prêtre le 19 décembre 1970 et j’ai complété ma quatrième année de théologie à la fin de mai 1971. Le supérieur provincial était déjà au courant de mon grand désir d’aller rejoindre l’équipe missionnaire en Papouasie. J’ai fait ma demande officielle, mais il pensait qu’il serait bon que j’aie une expérience pastorale avant de quitter pour la Papouasie. Comme à ce moment Mgr. Gérard Deschamps s.m.m., le premier évêque de notre diocèse en Papouasie, était en congé au Canada pour quelques mois. Il a rencontré notre supérieur provincial et lui a mentionné qu’il venait de perdre un prêtre et comme ce dernier était curé d’une nouvelle paroisse, il serait donc important d’avoir un remplaçant le plus tôt possible. C’est lors de cette rencontre qu’il fut décidé que je pourrais partir aussitôt que possible pour la vie missionnaire chez les Papous. Cette décision m’a donné énormément de joie et j’en étais très reconnaissant à notre supérieur provincial, mais également à Mgr. Deschamps.
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