Parcours d’une Église synodale
Mgr Gilles Côté, s.m.m., chez les Papous

 

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Une expérience d'Église de participation et de communion chez les Papous

Réflexions sur la synodalité

 

PROGRAMME DE RENOUVEAU DU DIOCÈSE

 
 

En 1994 nous avons donné le nom d’Équipe diocésaine d’Animation pastorale (DTPA) à notre équipe de pastorale diocésaine. Cette équipe a joué un rôle primordial dans la préparation du Plan diocésain de Pastorale ainsi que de son application à travers le diocèse durant un grand nombre d’années. Et ce n’est qu’en 1996 qu’on a obtenu le consensus des prêtres afin de suivre le programme du renouveau du diocèse offert par le Mouvement pour un Monde meilleur.

Le Mouvement pour un Monde meilleur, durant quelques années, avait fait l’expérience de ce projet dans trois diocèses. Cette expérience était partagée dans plusieurs dossiers, qui détaillaient tous les éléments importants au sujet du projet pastoral du renouveau d’un diocèse. Nous avions à prendre connaissance et à étudier toutes les données sur les méthodes à choisir, l’enseignement sur l’Église, la spiritualité nécessaire afin de bâtir un tel projet, les structures de participation et de communion à mettre en place. Nous devions également prendre le temps de réfléchir sur la culture mélanésienne.

NOUS AVIONS ÉGALEMENT UN CHOIX IMPORTANT À FAIRE ET NOUS L’AVONS FAIT DANS LA FOI. IL Y AVAIT DEUX OPTIONS :

La première option était de renforcir l’Équipe diocésaine d’Animation pastorale avec des membres temporaires, et en arriver après six mois avec un Plan de Renouveau du Diocèse et présenter aux croyants et croyantes ce que serait notre façon d’être et de vivre comme Église. Nous avions des personnes capables de prendre en main cette responsabilité.

La deuxième option était en ligne avec tous les efforts faits depuis le début de la mission, et il s’agissait de faire participer tous les gens dans les recherches, les études, les échanges, les prières, les décisions. C’est cette deuxième option que nous avons eu le courage de prendre. Nous avons fait confiance à nos gens en décidant que nous écririons ensemble notre plan diocésain de pastorale. C’était également poser un acte de confiance dans l’Esprit Saint, car nous savions que ce projet d’envergure serait le sien, à la condition de l’inviter à nous éclairer durant toutes les étapes que nous avions à prendre ensemble.

La conséquence de cette décision était qu’au lieu de prendre près de six mois pour écrire notre plan diocésain de pastorale, nous allions le faire durant quatre longues années. On voulait la participation de tous les gens et il faudrait donc du temps afin que ce soit vraiment le plan de tout le peuple. Pour y parvenir, les gens devaient participer à chaque moment de réflexion, ce qu’ils faisaient très bien. Donc, pour chaque étape de rédaction, nous prenions cinq à six mois afin de permettre aux équipes paroissiales de tendre la main aux gens vivant dans les endroits les plus reculés, situés dans les montagnes, le long des rivières, dans la forêt tropicale, etc. Plusieurs de ces villages étaient difficiles d’accès à cause du manque de moyen de transport, etc. Il ne faut pas oublier que la grandeur de notre diocèse était de 9 600 kilomètres carrés. Deux fois, nous avons reçu 100% de commentaires des gens. En fait, nous étions en 1996 et il y avait l’année jubilaire du nouveau millénaire qui pointait à l’horizon. Écrire notre plan diocésain de pastorale serait donc notre cadeau et notre façon de devenir Église catholique mélanésienne, pour et durant le nouveau millénaire. Nos quatre années seraient donc une belle et riche expérience en préparation pour le nouveau millénaire.

VOICI LE TRAVAIL QUE NOUS AVIONS À ACCOMPLIR :

  1. La première évaluation de la situation pastorale du diocèse.
  2. Réflexion sur la culture mélanésienne.
  3. Réflexion sur l’enseignement du Concile Vatican II sur l’Église, et autres documents plus récents.
  4. Écrire l’idéal de notre diocèse, son but, son objectif, son idée directrice, le sens communautaire (la famille, la paroisse, le diocèse), une communion toujours vivante et croissante.
  5. Ramasser les données sur la situation sociale et religieuse de nos gens dans le diocèse, et conclure notre recherche en faisant l’analyse et le diagnostic de cette situation, et trouver le problème fondamental.
  6. Réflexion sur la spiritualité de communion, la spiritualité de l’Église.
  7. Écrire notre chemin de foi pour les années à venir, comme un guide pour atteindre l’idéal que nous avions fixé et diminuer la distance entre la situation des gens et notre idéal.
  8. Écrire les lignes directrices pour la pastorale
  9. L’Assemblée diocésaine en novembre 1999 afin de réviser tout le document et obtenir un consensus sur le PLAN PASTORAL DIOCÉSAIN.