Parcours d’une Église synodale | ||||
Une expérience d'Église de participation et de communion chez les Papous |
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CHOIX DE GRANDE IMPORTANCE | ||
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En 1976, un séminaire sur l'évangélisation a eu lieu. Et en 1980 nous avons encore eu un autre séminaire, et cette fois-ci c’était dans le but de nous renseigner sur les petites communautés ecclésiales de base. Durant le séminaire les participants ont compris que c’est dans cette direction que nous devions nous engager. Cependant, il fallait trouver un moyen de bâtir de telles communautés. Mgr Deschamps cherchait depuis de nombreuses années un moyen efficace d'amener les gens à participer plus activement à leur Église, le seul moyen de construire une véritable Église catholique mélanésienne. Il voyait la nécessité de mettre en avant les laïcs et les appeler à jouer un rôle sérieux et valable dans l'œuvre d'évangélisation de la société mélanésienne. Un nouveau programme offert par le Mouvement pour un Monde meilleur, dont l'une de ses missionnaires, Sr Marie Turner DW, était membre, semblait être la réponse à ses prières. Il avait toujours eu une vision dominante d'une véritable Église mélanésienne dans son diocèse et est resté concentré sur cet objectif précis. En 1981, il invite certains membres de ce Mouvement à donner aux missionnaires une explication de leurs programmes de renouveau. Deux séminaires furent donc organisés, l’un dans le nord et l’autre dans le sud. Ce que le Mouvement pour un Monde meilleur ou aussi appelé Service d’Animation communautaire offrait, était une spiritualité basée sur l'enseignement de Vatican II, la spiritualité de communion et des méthodes, dont certaines provenaient des sciences humaines telles que la psychologie et la sociologie. Tout cela était orienté vers le renouveau de l'Église et de la société, et appelait à la participation de toutes les personnes. Les caractéristiques de la spiritualité de communion étaient l'unité dans la diversité, le dialogue, le discernement communautaire, la participation, le travail d'équipe, la prière et l'espérance. Les méthodes favorisaient le dialogue, la communication efficace, l'information, la participation, la planification, la programmation, la mise en œuvre et l'évaluation. En bref, il s'agissait d'amener le peuple à participer à la vie et à la mission de l'Église, donc à participer également à la prise de décision à tous les niveaux. En résumé, il fallait penser ensemble, décider ensemble et agir ensemble. Il nous offrait une façon de lire les signes des temps et y répondre dans la foi, l’espérance et la charité. À chacun des séminaires, il y a eu consensus, à savoir que le diocèse devait mettre en œuvre le projet de la Nouvelle Image de la Paroisse. Convaincus que ce plan ou procédé cohérent et ses stratégies cohérentes valait la peine d'être essayé, en 1982, l'évêque et son Conseil décidèrent de former une équipe pastorale diocésaine (DPT) composée de trois membres : Sr Marie Turner DW, le père Gilles Côté SMM et Sr Aurore Gagnon DW. Ils ont donné beaucoup de temps à leur formation, avec l'aide de Sœur Marie qui avait huit ans d'expérience avec le Mouvement pour un Monde meilleur. Leur rôle étant celui de personnes ressources dans le projet Nouvelle Image de la Paroisse (NIP); ils devaient étudier de près la technique et les principaux dossiers offerts par le Mouvement. Ils suivirent également une formation de six semaines, à Bangkok, donnée par l'équipe internationale d'experts du Mouvement. La richesse des expériences antérieures des membres du DPT était un atout dans leur travail d'équipe; Sœur Marie possédait les connaissances et la compréhension du NIP, le père Gilles était curé et venait d’être nommé le vicaire général du diocèse, et sœur Aurore avait travaillé huit ans à la formation des catéchistes. |